© 2020 Orgue Sainte Clotilde Paris

COMPOSITION 1933

La console originale

La mythique console de Cavaillé-Coll a connue une histoire fort mouvementée depuis son départ de la Basilique Ste Clotilde. Construite dans les ateliers de Cavaillé-Coll, avenue du Maine, la console se trouvait face à la nef, située sous l'encorbellement du buffet. Le tirage des jeux par tirants est disposé en 4 gradins de part et d'autre des claviers. Les tirants sont de section ronde, à pommeaux munis de porcelaines avec écritures noirs pour les jeux de fonds et rouges pour les jeux de combinaisons. L’écriture est caractéristique des débuts de Cavaillé-Coll. Ordre des cuillers : Tirasses GO-POS-REC, Anches Pédale, Octaves Graves GO-POS- REC- PED, Accouplements PED/GO – REC/PED, Trémolo, expression du récit par cuiller. Les claviers en chêne, plaqués d’ivoire et de palissandres possèdent des frontons de touches biseautés pour les claviers du Récit et Positif et des frontons droits pour le clavier de Grand-Orgue. Le meuble de console est en chêne et le pupitre était rétractable. Au début du XXème siècle, Charles Tournemire entreprit quelques travaux sur la console dans le but de moderniser cette dernière. La commande de l’expression du Récit (jusque là commandée au moyen d’une cuillère à crans) fut remplacée par une pédale d’expression, placée à l’extrémité droite de la console. Les commandes d’accessoires (Tirasses, accouplements) effectuées au moyen de cuillères furent réorganisées. Enfin, Tournemire compléta ces travaux par l’installation d’un éclairage du pédalier ainsi que de la tribune (portrait de César Franck et tableau avec le St Suaire). Lors des travaux réalisés entre 1930 et 1933, la console de Cavaillé-Coll fut substituée à une nouvelle console plus grande et plus ergonomique. Conscient de l’intérêt patrimonial et historique de la console de 1859, Tournemire racheta I ‘ancienne console au chanoine Verdrie alors curé de Sainte-Clotilde. Il légua par testament, à Flor Peeters parce que de tous ses amis, il a été le plus fidèle. Lors de son décès en en 1986, celui-ci, à son tour, la légua au Conservatoire Royal d'Anvers- Conservatoire qui en fit don au Vleeshuismuseum, ou elle se trouve actuellement. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Cavaillé-Coll en 2011, l’organiste Annelies Focquaert a effectué un important travail de recherches dans le but d’approfondir l’histoire mouvementée de cette mythique console. C'est alors que beaucoup de sources, jusqu'alors inconnues ont refait surface. Même si l'on ne dispose pas de certitudes sur le véritable propriétaire de la console en 1933, on peut néanmoins affirmer qu'elle fut sauvegardée par le curé de Sainte-Clotilde et par Tournemire. Les travaux ayants été financés essentiellement par les paroissiens, il est fort probable que Beuchet l’a remis alors à la paroisse. Étonnamment, le testament de Tournemire ne livre aucun détail sur la console, mais c’est grâce à la découverte de correspondances, que nous pouvons élaborer des suppositions. L'une d'entre elles, écrite par Flor Peeters à la veuve Alice Tournemire, met en avant la volonté de Charles Tournemire de léguer la console à la ville de Liège, après le décès respectif d'Alice et de Flor Peeters. Une autre lettre montre qu'Alice Tournemire, contre les dernières volontés de son défunt mari, légua de son vivant la console à Flor Peeters ne désirant pas 'attendre sa propre mort'. La console prit alors place chez Peeters à Malines à partir de 1946 ou de 1947. A son tour, Flor Peeters légua la console au Conservatoire d'Anvers et après son décès en 1986. Elle prit alors place dans le bureau du directeur du conservatoire, qui la donna à titre de prêt au Vleeshuismuseum en 1991, où elle se trouve actuellement. Résumé rédigé à partir d’un article d’Annelies Focquaert L'Histoire de la console de César Franck (en Hollandais) Orgelkunst 34, 2, 82-96 (2011)

LES ENREGISTREMENTS DE 1930-1932

Tournemire connu les débuts de l'enregistrement

phonographique. En 1930 et 1931, juste avant les

travaux réalisés par Beuchet, Tournemire effectua

une série d’enregistrements pour la firme

Polydor. Ses enregistrements sont contenus dans

une série de 9 disques de 78 tours, 25 cm ou 30

cm. Le programme enregistré est composé

d’œuvres de César Franck ainsi que deux

mouvements de son Orgue mystique et des

improvisations interprétées sur le Grand Orgue

de la Basilique.

En mai 1931, grâce à ces enregistrements, il reçoit

le Grand Prix du Disque pour le 3ème Choral de

Franck (2 disques Polydor 566057 et 58).

Ses 5 improvisations (sur le Te Deum, Petite

Rapsodie, Cantilène, Choral sur Victimae Paschali,

Fantaisie sur Ave Maris Stella, disques 561048,

561050, 566058, 566060, 566061) seront

ultérieurement reconstituées par Maurice Duruflé

d'après les enregistrements, et éditées en 1958

(Durand).

Deux extraits de l'Organiste de César Franck : "Chant de la Creuse" et "Noël angevin" César Franck: Pastorale César Franck: Cantabile César Franck: Choral III Improvisation Fantaisie Improvisation sur Victimae Paraphrase-Carillon (L'Orgue Mystique 35 - V) Andantino (L'orgue Mystique XIIè Dimanche après Pentecôte) Improvisation sur le Te Deum

L’ORGUE DE CESAR FRANCK 2/2

LES TÉMOIGNAGES DE L’ORGUE

ENTRE 1859 ET 1932

Dès son inauguration en 1859, l’orgue de Ste Clotilde a été considéré comme l’un des chefs d’œuvres majeurs de l’œuvre d’Aristide Cavaillé- Coll. Du fait de l’importance de la vie musicale à la Basilique, il attira vite de grands organistes de renoms. Quelques uns, ont couché sur papier leurs impressions et leur émerveillement quant à cet orgue. Martineau, Minard & Bourgault-Ducoudray Louis Vierne Maurice Duruflé André Marchal Norbert Dufourq André Fleury
© Orgue Sainte Clotilde
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L’ORGUE DE CESAR FRANCK 2/2

La console originale

La mythique console de Cavaillé-Coll a connue une histoire fort mouvementée depuis son départ de la Basilique Ste Clotilde. Construite dans les ateliers de Cavaillé-Coll, avenue du Maine, la console se trouvait face à la nef, située sous l'encorbellement du buffet. Le tirage des jeux par tirants est disposé en 4 gradins de part et d'autre des claviers. Les tirants sont de section ronde, à pommeaux munis de porcelaines avec écritures noirs pour les jeux de fonds et rouges pour les jeux de combinaisons. L’écriture est caractéristique des débuts de Cavaillé-Coll. Ordre des cuillers : Tirasses GO-POS-REC, Anches Pédale, Octaves Graves GO-POS- REC-PED, Accouplements PED/GO – REC/PED, Trémolo, expression du récit par cuiller. Les claviers en chêne, plaqués d’ivoire et de palissandres possèdent des frontons de touches biseautés pour les claviers du Récit et Positif et des frontons droits pour le clavier de Grand-Orgue. Le meuble de console est en chêne et le pupitre était rétractable. Au début du XXème siècle, Charles Tournemire entreprit quelques travaux sur la console dans le but de moderniser cette dernière. La commande de l’expression du Récit (jusque là commandée au moyen d’une cuillère à crans) fut remplacée par une pédale d’expression, placée à l’extrémité droite de la console. Les commandes d’accessoires (Tirasses, accouplements) effectuées au moyen de cuillères furent réorganisées. Enfin, Tournemire compléta ces travaux par l’installation d’un éclairage du pédalier ainsi que de la tribune (portrait de César Franck et tableau avec le St Suaire). Lors des travaux réalisés entre 1930 et 1933, la console de Cavaillé-Coll fut substituée à une nouvelle console plus grande et plus ergonomique. Conscient de l’intérêt patrimonial et historique de la console de 1859, Tournemire racheta I ‘ancienne console au chanoine Verdrie alors curé de Sainte-Clotilde. Il légua par testament, à Flor Peeters parce que de tous ses amis, il a été le plus fidèle. Lors de son décès en en 1986, celui-ci, à son tour, la légua au Conservatoire Royal d'Anvers- Conservatoire qui en fit don au Vleeshuismuseum, ou elle se trouve actuellement. A l'occasion du bicentenaire de la naissance de Cavaillé- Coll en 2011, l’organiste Annelies Focquaert a effectué un important travail de recherches dans le but d’approfondir l’histoire mouvementée de cette mythique console. C'est alors que beaucoup de sources, jusqu'alors inconnues ont refait surface. Même si l'on ne dispose pas de certitudes sur le véritable propriétaire de la console en 1933, on peut néanmoins affirmer qu'elle fut sauvegardée par le curé de Sainte-Clotilde et par Tournemire. Les travaux ayants été financés essentiellement par les paroissiens, il est fort probable que Beuchet l’a remis alors à la paroisse. Étonnamment, le testament de Tournemire ne livre aucun détail sur la console, mais c’est grâce à la découverte de correspondances, que nous pouvons élaborer des suppositions. L'une d'entre elles, écrite par Flor Peeters à la veuve Alice Tournemire, met en avant la volonté de Charles Tournemire de léguer la console à la ville de Liège, après le décès respectif d'Alice et de Flor Peeters. Une autre lettre montre qu'Alice Tournemire, contre les dernières volontés de son défunt mari, légua de son vivant la console à Flor Peeters ne désirant pas 'attendre sa propre mort'. La console prit alors place chez Peeters à Malines à partir de 1946 ou de 1947. A son tour, Flor Peeters légua la console au Conservatoire d'Anvers et après son décès en 1986. Elle prit alors place dans le bureau du directeur du conservatoire, qui la donna à titre de prêt au Vleeshuismuseum en 1991, où elle se trouve actuellement. Résumé rédigé à partir d’un article d’Annelies Focquaert L'Histoire de la console de César Franck (en Hollandais) Orgelkunst 34, 2, 82-96 (2011)

LES ENREGISTREMENTS DE 1930-1932

Tournemire connu les débuts de l'enregistrement

phonographique. En 1930 et 1931, juste avant les

travaux réalisés par Beuchet, Tournemire effectua

une série d’enregistrements pour la firme

Polydor. Ses enregistrements sont contenus dans

une série de 9 disques de 78 tours, 25 cm ou 30

cm. Le programme enregistré est composé

d’œuvres de César Franck ainsi que deux

mouvements de son Orgue mystique et des

improvisations interprétées sur le Grand Orgue

de la Basilique.

En mai 1931, grâce à ces enregistrements, il reçoit

le Grand Prix du Disque pour le 3ème Choral de

Franck (2 disques Polydor 566057 et 58).

Ses 5 improvisations (sur le Te Deum, Petite

Rapsodie, Cantilène, Choral sur Victimae Paschali,

Fantaisie sur Ave Maris Stella, disques 561048,

561050, 566058, 566060, 566061) seront

ultérieurement reconstituées par Maurice Duruflé

d'après les enregistrements, et éditées en 1958

(Durand).

Deux extraits de l'Organiste de César Franck : "Chant de la Creuse" et "Noël angevin" César Franck: Pastorale César Franck: Cantabile César Franck: Choral III Improvisation Fantaisie Improvisation sur Victimae Paraphrase-Carillon (L'Orgue Mystique 35 - V) Andantino (L'orgue Mystique XIIè Dimanche après Pentecôte) Improvisation sur le Te Deum

LES TÉMOIGNAGES DE L’ORGUE

ENTRE 1859 ET 1932

Dès son inauguration en 1859, l’orgue de Ste Clotilde a été considéré comme l’un des chefs d’œuvres majeurs de l’œuvre d’Aristide Cavaillé- Coll. Du fait de l’importance de la vie musicale à la Basilique, il attira vite de grands organistes de renoms. Quelques uns, ont couché sur papier leurs impressions et leur émerveillement quant à cet orgue. Martineau, Minard & Bourgault-Ducoudray Louis Vierne Maurice Duruflé André Marchal Norbert Dufourq André Fleury
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